Archives de juin 2009
Une belle mort
par jet de l’éponge au 100 ème round
Ayé, c’est fini. Je m’étais fixé jusqu’à la 100ème note pour savoir si je continuais ce blog mais pas l’autre ou les deux… Finalement, ce sera l’autre et pas celui là.
Donc l’aventure continue, mais sur Haut&fort : “Souriez, c’est pour la radio ! “
J’explique ?
Après de longs mois passé sur mon blog de Haut&fort, des lecteurs m’ont dit qu’il semblait bien que sous Mozzilla, l’affichage posait des problèmes : les textes et les images étaient tronquées à droite. J’ai essayé de voir pourquoi et comment et à force de m’énerver, j’en ai conclu un peu vite qu’il serait dans doute plus simple de changer d’hébergeur. Ce que j’ai fais en ouvrant ce blog sur WordPress. Tant qu’on y était, j’en ai profité aussi pour adopter une formule qui permette d’afficher les images en grand (700px de large). Mais comme je suis un rien têtu, si si, à force de bidouiller de l’autre côté, non seulement j’ai réglé ce problème d’affichage, mais j’ai également trouvé moyen d’afficher sur mon blog Hau&fort des images larges.
Mais bon, comme j’étais lancé, je me suis dit qu’une petite expérience sur WordPress ne me ferait pas de mal. Mais à l’usage, cet hébergeur se révèle pénible en particulier à cause de son éditeur de texte. Pour afficher un texte dans cette police Trebuchet MS taille 13 que j’aime, la manip est chiante alors que de l’autre côté, je compose sous Word, je copie colle, et hop !
Que reste-t-il dès lors comme avantage indéniable pour WordPress ? Heu… à part d’être débarrassé de la pub : rien.
Donc, au revoir et merci WordPress. En plus, et comme l’a très bien remarqué cette fine mouche (de Tours) je finissais ici par être complêtement accro à la courbe des visites, la surveillant comme d’autres la courbe de température de leur rejeton. J’étais à deux doigts de rester des heures, le regard vide, surveillant les hausses et les baisses, comme un trader en bourse ou comme j’en connais certains assis devant le hublot de leur lave-linge, surveillant que le programme textile mixte 40° demi-charge se déroule bien, essorage compris. J’en profite pour vous dire une nouvelle fois que les chiffres WordPress, c’est VRAIMENT n’importe quoi.
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Le lecteur de voitures

Cette photo colle tellement à ce texte, écrit il y a quelques temps, que j'ai eu envie de l'exhumer...
à DeVelay
Lors d’une apparition publique, Asham B., connu jusque là pour la publication d’assez bons poèmes géométriques, déclara qu’il allait désormais écrire ses baignoires. On crut avoir mal entendu, on pensa à un lapsus, mais non. En septembre de la même année, rue de Seine, dans une galerie branchée, Asham B. exposa une dizaine de baignoires. L’intérieur de chacune était couvert d’une écriture serrée, plus dense ici, plus relâchée là…
Quelques mois plus tard, Asham B. s’était acoquiné – compromis, dirent certains – avec un grand manufacturier d’accessoires sanitaires, et présentait au siège social de ce mécène une centaine de baignoires, chacune présentant de nouveau la particularité d’être parcourue de l’intérieur par l’écriture, manuscrite et débridée ici, classique et ordonnée ailleurs. On évoqua la station de métro Concorde, et ses faïences portant lettre à lettre là déclaration des droits de l’homme et du citoyen, les travaux de Ben, les graffitis sur les pissotières, les tags… La critique s’accorda pour trouver l’ensemble très intéressant. L’effet produit était en effet saisissant. L’époque était matérialiste, oublieuse de la poésie des objets ordinaires, on fit une rechute. Les journalistes spécialisés s’enthousiasmèrent, les titres d’alors en témoignent : Bain de jouvence pour la littérature ou ailleurs : Sous le signe du sanitaire.
Une chanteuse en renom assura qu’après chaque bain elle se sentait plus intelligente. Sa baignoire à elle était couverte d’une longue citation de Kant. Les mauvaises langues commentèrent que le mérite était d’autant moins grand qu’elle s’était montrée jusque là assez cruche. Chaque personne en vue voulu sa baignoire. Les plus mégalos demandèrent à l’artiste de piocher une citation dans leur œuvre propre. Il s’en vendit beaucoup, à la grande surprise d’Asham B. pour qui la littérature n’avait rapporté jusque là que des succès d’estime, mais guère d’argent. On attendait beaucoup de la suite.
Asham B. expliqua en ces termes l’enseignement qu’il tirait de cette expérience sur les baignoires. « Nous sommes cernés par les objets bavards » ou ailleurs : « La plupart des objets sont lisibles. Ça commence dès votre lever, votre savon pour peu qu’il ne soit pas trop usé, votre tube de dentifrice, votre bouteille de shampooing, tous portent de l’écrit, une marque, un mode d’emploi, des conseils d’utilisation, de lavage, des précautions d’emploi, l’indication d’une contenance, un code chiffré sous le code barre… Dès la première heure du jour l’écrit est là. Ça continue au petit déjeuner, votre paquet de céréale est bavard, votre frigo contient en écriture l’équivalent d’un petit volume imprimé. Votre cuisine est une bibliothèque. » On avait compris l’idée.
Asham B. entreprit une tournée de lectures publiques dans une chaîne de grands magasins. La mise en scène était invariablement la même. Dans l’allée centrale, sur une estrade entourée de rideaux, installée comme un petit théâtre, Asham B. lisait d’une voix chaude et prenante quelques articles piochés au hasard dans les rayons. On n’avait jamais entendu les produits comme ça. On dit volontiers de certains interprètes qu’ils pourraient chanter ou dire le Bottin. C’était vrai d’Asham B. pour les yaourts et les conserves. Des esprits chagrins se récrièrent, hurlant à l’imposture. Quoi ? On prétendait que n’importe quelle marchandise était un bien culturel ? Ceux-là avaient décidément oublié la leçon de Duchamp pour qui l’art est une situation plutôt qu’un contenu. Ils avaient oublié aussi que l’appétit, la soif de sens et de beauté ne sont pas incompatibles avec l’appétit et la soif ordinaires. D’ailleurs une mode naquit. On se mit à remplacer les jeux idiots des emballages par des extraits d’œuvres célèbres. On fit appel à des auteurs pour versifier les modes d’emploi et les suggestions de présentations.
Asham B. voulut pousser un peu plus loin sa démarche en s’attaquant à des objets plus gros. Il commença par l’automobile. Selon ce qu’il déclara à la presse à ce moment là, il eut la révélation de ce qu’il appela «le texte intérieur » en prenant de l’essence. Jetant par inadvertance un œil sur l’intérieur du bouchon de son réservoir, il aperçut le nom d’une marque, un numéro de série composé de chiffres et de lettre. Peut-être le texte intérieur se prolongeait-il tout au long des organes secrets de la machine ? Il vit là le début d’une nouvelle exploration. Se pouvait-il que les machines portent en elle, comme nous, des mots cachés à l’intérieur ? Il organisa la première lecture publique d’une automobile. Plusieurs constructeurs s’en disputèrent la primeur. Il faut dire qu’Asham B. avait acquis une certaine notoriété, ce qu’il lisait se convertissait non seulement en culture, mais aussi en argent.
Vous connaissez tous les images de cette première lecture publique d’une automobile, elles ont fait le tour du monde. Sur scène Asham B. avait au début de sa lecture côté jardin un monceau de pièces détachées, tas inorganisé de tôle, de plastique et d’éléments mécaniques. Il était entouré d’une équipe d’assistants, parmi lesquels on comptait bon nombre d’ouvriers, ceux là même qui avaient construit le véhicule. Il était surplombé d’un écran vidéo géant grâce auquel aucun détail de ce qu’il lirait ne pourrait échapper au public.
On commença en douceur en apportant pour lecture au pupitre tout ce que la voiture contenait comme notice sur papier la concernant elle ou ses accessoires. Le fascicule de l’autoradio par exemple, fut simultanément lu dans les quatre langues dans lesquelles il était imprimé. Plus tard, les pictogrammes, et notamment ceux du tableau de bord, ne posèrent un problème que très momentané. Asham B. commençait par la même incantation : Le texte intérieur n’est par forcément écrit, il peut néanmoins être lu. Chaque pictogramme apparaissait alors sur l’écran géant et la foule proposait en hurlant sa propre interprétation. Des assistants portaient un micro baladeur jusqu’aux spectateurs les plus inspirés. Grâce à la force du nombre, et de l’habitude, on vint assez vite à bout des pleins phares, feux de croisement, veilleuses, niveau d’huile insuffisant, témoin d’ouverture de porte, clignotants. Pas un logo, pas un dessin stylisé qui n’ait reçu ce soir là sa traduction en clair. Chaque pièce, retournée sous les caméras, scrutée de près, voyait la moindre référence, le moindre numéro de série scrupuleusement lus par Asham B. et la foule qui psalmodiait. Puis chaque élément était assemblé côté cour. Enfin, la silhouette d’une voiture sortit peu à peu du néant sous les incantations.
À quel moment les spectateurs (mais s’agissait-il encore de spectateurs ?) et le lecteur (mais n’était-il plus qu’un lecteur ?) Prirent-ils conscience de participer à bien autre chose qu’un show ? On a beau regarder les bandes de près, rien n’indique qu’il y ait eu un instant clé. Mais l’assemblage de la dernière pièce s’opéra dans un état avancé de transe collective. Se rappelait-on confusément que pour invoquer les démons, et pour les exorciser, il fallait connaître leur nom et le dire à haute voix ? Certains ont-ils pensé au golem, cette créature de boue qu’un mot écrit sur son front animait ? Se souvint-on plus benoîtement que notre naissance aussi s’était accompagnée du nom qu’on porte, que ce texte intérieur nous était propre et que par lui nous étions venus au monde ?
Ce qui suivit ne fut en rien spectaculaire et il n’y eut pourtant rien de plus important dans le siècle. Toutes les personnes présentes ce soir là eurent clairement conscience de ce qui arrivait. Plus rien ne serait jamais comme avant. Tout le texte intérieur de cette automobile avait été lu à haute voix, chacune de ses pièces assemblées. Elle était là, parmi nous, avec nous, ce fut la première automobile dotée d’une conscience, et c’était ma mère.
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(Ce texte a été publié dans le recueil « Routes enlacées », paru aux éditions « La Madolière », mais il est épuisé.)
Architecture ronde – Pierre Chareau
verser dans notre dossier sur l’architecture ronde, ce bureau-bibliothèque de l’ambassadeur réalisé par Pierre Chareau pour l’exposition internationnale de 1925 (Photo Philippe Chancel) reconstitué au Musée des arts décoratifs, avec son plafond en dôme, sa partie centrale délimitée par des rayonnages en bois de palmier abritant le bureau et son fauteuil. Les rideaux d’Hélène Henry, le tapis La Sirène de Jean Lurçat et la sculpture de Lipchitz (prêt de Marlborough International Fine Art) complètent l’ensemble du décor. Le « Plafond en dôme », on n’y comprend à première vue pas grand-chose, mais fort heureusement, le site du musée propose un panoramique de cette salle, grâce auquel vous pourrez regarder par terre, au plafond, et même derrière vous pour les plus inquiets. N’oubliez pas de bouger votre souris en gardant le bouton gauche cliqué, sinon, il ne se passera rien.
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Les autres endroits sur ce blog où il est question d’architecture ronde :
- C’est la hutte finale I
- C’est la hutte finale II (au moins, houlà ! 50 photos de lieux ronds)
- Roger Dean
Hourra, on est morts !
Drôle de balade aujourd’hui. J’avais tranquillement commencé à dériver à partir d’un grille-pain indépendantiste (Je vous en parlerai sur l’autre blog demain) puis m’étais mis à la recherche de quelque autre gadget idiot quand je suis tombé sur #numéro lambda# et l’assez terrifiant article « Puce mortelle ». Puis, en passant par Sauvons les riches et surtout Le plan B (au visuel particulièrement mal foutu), j’ai fini par atterrir sur une entrevue de Julien Coupat, donnée au journal « Le Monde ». Entrevue dans laquelle on trouve, entre autre phrase choc : (…) ce n’est pas la prison qui serait un repaire pour les ratés de la société, mais la société présente qui fait l’effet d’une prison ratée. (Julien Coupat : “La prolongation de ma détention est une petite vengeance” sur Le Monde.fr) Et de là, forcément, j’ai eu la curiosité de lire ce fameux : « L’insurrection qui vient », qu’on trouve heureusement en ligne. Extrait.
«I AM WHAT I AM.» C’est la dernière offrande du marketing au monde, le stade ultime de l’évolution publicitaire, en avant, tellement en avant de toutes les exhortations à être différent, à être soi-même et à boire Pepsi. Des décennies de concepts pour en arriver là, à la pure tautologie. JE = JE. Il court sur un tapis roulant devant le miroir de son club de gym. Elle revient du boulot au volant de sa Smart. Vont-ils se rencontrer ? « JE SUIS CE QUE JE SUIS. » Mon corps m’appartient. Je suis moi, toi t’es toi, et ça va mal. Personnalisation de masse. Individualisation de toutes les conditions – de vie, de travail, de malheur. Schizophrénie diffuse. Dépression rampante. Atomisation en fines particules paranoïaques. Hystérisation du contact. Plus je veux être Moi, plus j’ai le sentiment d’un vide. Plus je m’exprime, plus je me taris. Plus je me cours après, plus je suis fatiguée. Je tiens, tu tiens, nous tenons notre Moi comme un guichet fastidieux. Nous sommes devenus les représentants de nous-mêmes – cet étrange commerce, les garants d’une personnalisation qui a tout l’air, à la fin, d’une amputation.
J’en suis sorti avec une l’impression un peu étrange d’avoir lu là quelque chose que j’aurais pu en partie écrire, ou que j’avais déjà lu, en particulier sur les blogs sus-cités. Il y a là une sorte de parenté, sinon de pensée, du moins d’expression. Car c’est peut-être par l’écriture que vaut d’abord « L’insurrection qui vient », son côté « crash-texte ». Mais perso, j’ai tendance à penser que si insurrection il y avait, elle ne résulterait pas d’une impossibilité des forces au pouvoir de contenir plus longtemps les mécontentements, mais d’un calcul de leur part : laissons le pays dans un beau merdier six mois et tout le monde viendra nous SUPPLIER d’instaurer ce régime policier vers lequels tendent nos magouilles et qui nous permettra de continuer à nous goinfrer pendant au moins une génération.
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Comment M.L. a maigri de 150 kg en un rien de temps
C’est un fait que l’histoire de lard tente de dissimuler entre deux bourrelets, pourtant historiquement irréfutable: Mona Lisa était obèse. Ah pi pas qu’un peu. Elle dépassait les deux cent kilos. C’est d’ailleurs pour tenter de la hisser jusqu’à son atelier situé sous les toits que Léonard Da Vinci Code inventa des machines compliquées destinées à réussir cet exploit, par la façade. Par l’escalier, il ne fallait même pas y penser. Nous savons tout ça grâce à ce tableau retrouvé chez Botero, un élève du grand maître vénitien, beaucoup plus attaché à la ressemblance que son aîné. Dès lors, il n’est pas difficile de comprendre ce qui fait sourire Mona Lisa. Grasse à la technique éprouvé du peintre (Photoshop lui a tout piqué) elle allait bientôt se retrouvé amaigrie d’au moins cent cinquante kilos en en rien de temps, sans être obligée de passer une heure par jour à ramer en gondole sur le grand canal, ni se priver de rien à table. Tu m’étonnes qu’elle se marre ! Terminé les régimes crétois, dissociés, hyperfatidiques et l’effet yo-yo. À elle le supplément mayonnaise sur les frites et la chantilly aux lardons ! ♣
Essai de voyage dans le temps…
Cherche blog désespérément
Termes utilisés ce 5 juin par les internautes pour échouer sur cet ici-blog :
- poisson grande profondeur
- Roger Dean
- pps (rien trouvé qui corresponde)
- maison isolée
- faire un beau gâteau dégueulasse ( ???)
- maisons rondes
- architecture ronde
- marrant (réponses multiples…)
Ma semaine en ciels
Le tour des blogs en 80 secondes
e toutes façon, où que je me retourne, je ne vois que connerie. Se réjouir du nombre de visites quand ici, depuis deux jours, c’est bien sûr l’article « Customiser ma Twingo » qui en a reçu le plus, vous avouerez qu’il y a de quoi se la mordre… Mais je crois que j’ai touché le fond – ah non, merde ! J’oubliais que la connerie n’en n’a pas – en cherchant des noms d’anges pour un petit récit que je traînais. Je suis tombé sur le site La voie des anges. Le lien conduit à la page d’accueil, mais entrez, entrez, comme ça vous aurez droit à la pluie de petits « + » quand vous déplacez le pointeur, et mille autres détails chamarrés. Ne loupez sous aucun prétexte, sur la page « Anges de La Kabbale » la ligne animée façon Kit de K2000, l’aplet java « Galaxie » le « Pour régler tous vos soucis personnels cliquez ici », les 10 € offert sur votre première consultation de voyance par téléphone (Je vois. Je vois que tu es en train de te faire enfumer.) et ça et là, la vente de cristaux guérisseurs. Toute cette quincaillerie mystique baigne dans une phraséologie dont on se demande s’il faut être lobotomisée AVANT pour y croire ou si ça vient seulement après. Je vous en aurais volontiers copié des bouts ici, mais justement, le site est protégé contre ça, c’est vous dire si les cristaux sont efficaces.
Ah si, tiens, une très saine lecture sur le blog de Jean-Pierre Martin (qui figure déjà dans les blogs hautement recommandables de la courte liste de droite —–> là) Un article titré :
Crash social à Airbus.
Le mystère plane encore : que sont devenus les milliers de salariés d’Airbus et ses centaines de sous-traitants ?
Il est 4h14 lundi, quand la direction d’Airbus remarque leur disparition des écrans de contrôle. Immédiatement l’alerte est lancée, mais rien n’y fait, le contact radio ne sera jamais rétabli : “On a d’abord cru à une panne de réveil, ou alors à une confusion. Vous savez, le lundi de Pentecôte, on ne sait plus trop s’il est férié ou non” témoigne ce cadre de la société. Mais les heures avançant, il faut se rendre à la tragique évidence. Et c’est en début d’après-midi que le PDG Thomas Enders annonce la triste nouvelle : “Il n’y a plus d’espoir. Les salariés disparus ont de toute évidence été licenciés. Quant aux sous-traitants, ils ont dû fermer, victimes des délocalisations”.
Quel est l’improbable scénario qui a conduit au drame ? Du côté de la direction d’Airbus, on écarte la possibilité d’une erreur humaine de gestion : “La thèse privilégiée est celle de la crise conjuguée à des difficultés conjoncturelles. Il est possible que la baisse du dollar, des coûts en forte hausse ait fragilisé la carlingue et que la crise ait fait perdre le contrôle au pilote”. Du côté des syndicats, le ton est bien différent. Pour eux, tout est la faute du plan de restructuration Power 8 : “Cette catastrophe sociale était programmée cyniquement par la direction. Suppression de postes, filialisation, délocalisation de la sous-traitance, tout était planifié. Il s’agit d’un attentat social. Surtout dans une boîte qui fait des bénéfices“. Les experts quant à eux sont catégoriques : il est impossible que la direction d’Airbus soit responsable de ce désastre. Un constat partagé par le gouvernement. Nicolas Sarkozy, qui a interrompu son week-end sur la riviera pour venir soutenir les familles des victimes, a déclaré qu’il n’y avait “aucun élément précis sur ce qui s’est passé” et que les “perspectives de retrouver des salariés en CDI étaient très faibles”. (la suite là)
L’angle et le plan de vol peuvent surprendre, voire choquer, mais perso, je trouve cette façon ironique de nous rappeler qu’une catastrophe peut en cacher une autre, efficace (et de plus, talentueuse).
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