Scribulations 01/10 – Lettre ou ne pas lettre ?
Poussant mes investigations pour trouver des éléments de réponse à la question essentielle de savoir quelle différence La Poste pouvait bien faire entre un colis et une lettre de 3kg (Cf. les épisodes précédents), j’ai appelé leur service clients. Je craignais une réponse technique genre : « C’est une question de rapport entre les trois dimensions de l’envoi, ou plus exactement entre les deux plus grande et la plus petite. Ou, pour vous le dire plus simplement, un paquet est épais et une lettre mince. »
Du coup, la vision se serait précisée, mais elle serait devenue inquiétante. Dans ce cas de figure, je m’attendais à être obligé d’expédier les exemplaires de la revue côte à côte sans les empiler. Pour deux ou trois, ok, mais atteindre les trois kilos, poids ultime admissible pour le tarif « lettre prioritaire », ça nous fait quand même douze exemplaires, soit, par assemblage de trois rangées de quatre, un machin de cinquante six centimètres sur soixante trois. Pas très pratique à confectionner, ni à transporter…
Dieu merci, la réponse de Madame service clientèle n’était pas technique :
― Le tarif lettre, c’est pour les documents, les colis pour les marchandises.
― Oui, mais les livres alors ?
― C’est plutôt une marchandise non ?
― Mais alors qu’est ce qu’il peut y avoir comme documents dans une lettre de trois kilos ?
― Des devis, des factures…
― Vous voulez dire que la différence entre document et livre, c’est la reliure ?
― Oui, voilà.
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