Scribulations

La revue des textes d'atelier

Résultats de recherche

Architecture ronde – Pierre Chareau

avec un commentaire

 

 

Pierre Chareau (photo Philippe Chancel pour Le Monde 2 du 16 septembre 2006)

 

Pierre Chareau (panoramique Musée des arts décoratifs)

 

Lettrine (A Pierre Chareau)verser dans notre dossier sur l’architecture ronde, ce bureau-bibliothèque de l’ambassadeur réalisé par Pierre Chareau pour l’exposition internationnale de 1925 (Photo Philippe Chancel) reconstitué au Musée des arts décoratifs, avec son plafond en dôme, sa partie centrale délimitée par des rayonnages en bois de palmier abritant le bureau et son fauteuil. Les rideaux d’Hélène Henry, le tapis La Sirène de Jean Lurçat et la sculpture de Lipchitz (prêt de Marlborough International Fine Art) complètent l’ensemble du décor. Le « Plafond en dôme », on n’y comprend à première vue pas grand-chose, mais fort heureusement, le site du musée propose un panoramique de cette salle, grâce auquel vous pourrez regarder par terre, au plafond, et même derrière vous pour les plus inquiets. N’oubliez pas de bouger votre souris en gardant le bouton gauche cliqué, sinon, il ne se passera rien.

 

Les autres endroits sur ce blog où il est question d’architecture ronde :

 

 

 

 

Rédigé par jimidi

6 juin 2009 à 20:26

Publié dans Maisons rondes

Cherche blog désespérément

sans commentaires

Termes utilisés ce 5 juin par les internautes pour échouer sur cet ici-blog :

Rédigé par jimidi

5 juin 2009 à 21:34

Publié dans Aux actionnaires

C’est la hutte finale (II)

avec 12 commentaires

Coucou ! Si vous arrivez ici après avoir recherché « Yourte » ou « La tour de Pise » ou « Rome » dans Google, sachez que cet article compile tout ce que j’ai pu recenser en matière d’architecture circulaire (y compris mes propres projets). N’hésitez pas à me signaler en commentaire d’autres bâtiments qui vous sembleraient avoir leur place ici. Les photos qui vous intéressent sont plus loin dans l’article. Merci de votre visite. JMD

 

 

bilbo-baggins1

 

Hobbit hole 1

 

Bag end interior 1

 

bag end interior 2

 

bag end interior 3

 

bag end interior 4

 

bag end interior 5

 

 

hobbit hole 2

 

minastirith

 

À tout seigneur (des anneaux) tout honneur, the hobbit’s hole, « bag end interior » autrement dit, la maison de Bilbo. (Mais aussi la cité de Minas Tirith). Ces photos sont désormais quasi introuvables. D’ailleurs, je me souviens très bien avoir déjà ramé la première fois. Mais maintenant que le film n’est plus d’actualité, certaines ont complètement disparu. En revanche, il semble que les portes rondes aient eu une mode, de même que cette idée d’à moitié enterrer les maisons et de mettre la pelouse sur le toit. On trouve donc pas mal de maisons « façon hobbit » dont celle là est un exemplaire très réussit, entièrement en rondins rongés avec les dents, enduits en crotte de chèvre et paille piétinés à la main, électro-ménager retrouvé échoué sur la plage.

 

frodon 1

 

frodon 2

 

 

 

On trouvera aussi bien sur des tas d’exemples de toit végétalisés, y compris dans des projets architecturaux n’ayant ni Tolkien, ni l’auto-construction comme ligne d’horizon, comme ce projet d’Hundertwasser :

 

hundertvasser22

 

 

 

 

Organisch%20dorp%20Hundertwasser

 

En nous éloignant décidément de la contée, on se rappellera aussi de vrais vieux exemples d’architecture ronde, comme la tour de Babybel :

tour de babel

 

 

le Colisée de Rome l’unique objet de mon ressentiment :

 

Rome_Colisee

 

 

le château fort (ici, l’état 2009 des travaux de Guédelon) :

 

Guédelon

 

 

la tour de Pise, restée célèbre grâce à l’expérience à l’issue de laquelle il est désormais interdit de jeter des trucs par la fenêtre :

 

Tour-de-Pise

 

 

et oh ! Un moulin !

 

Jard_moulin_a_vent

 

 

 

 

Sinon, à Paris, mais témoignant d’époques différentes, on a la rotonde de la Villette (1794), le cirque d’hiver (1852 – photographie Jacques Mosso) et la maison de la radio (1963) et sûrement des tas de bâtiment avec des dômes (Invalides, Panthéon, église du dôme) mais ça ne vaut qu’un point.

 

Rotonde de la vilette (paris)

 

cirque_d_hiver_bouglione_ensemble site structurae photographe Jaques Mossot

 

Maison de la radio (paris) 

De qui je vous ai parlé sinon, dans la note d’après écrite avant ? Oui, Le Corbusier, avec l’église de Ronchamp (1955) pas rond rond tout ça, mais lyrique :

 

lecorbusier-2

 

Le corbusier (notre dame de R)

 

en tout cas plus joli que ça, du même :

 

le Corbusier citeradieuse 

 

Franck Lloyd la maison de la cascade (1936 – un contre exemple tout carré), le Musée Guggenheim de N.Y. (1955-1959) Et la dernière maison qu’il dessina une semaine avant de mourir (1959) Putain, pour un peu, on n’avait pas de salle de bain dis donc !

 

Franck Lloyd Wright cascade

 

guggenheim03

 

 

 

Guggenheim 1

 

Franck Lloyd Wright 3

 

maison ronde rose en béton avec toit en casquette

 

Franck Lloyd Wright 2

 

 

Qu’est ce qui nous reste en magasin comme architecte ? oui, Oscar Niemeyer et ses bâtiments de Brasilia (1960) mais à qui vous devez aussi le siège du parti communiste à Paris (1971- 1980) dans lequel va bientôt ouvrir un Leader Price à ce qu’on m’a dit.

 

brasilia_1

 

siège PC

 

 

Et on termine le tour, ah ah ! avec Jean Nouvel dont j’admire régulièrement la verrière plantée sur l’opéra de Lyon (1993) , qui a osé la tour suppositoire à Londres, à non, merde, celle de Londres c’est Norman Foster, celle de Jean Nouvel est à Barcelone (2003), sans oublier son projet de Louvre d’Abu dhabi.

 

Jean Nouvel (opéra de lyon)

 

Jean Nouvel (tour barcelone 

jean nouvel (louvre d'abu dhabi)

 

Et dans le fond de mon panier, quoi qui n’y a ? Oh mer…credi ! J’allais oublier le Domespace ! Il est ici dans une version fixe, mais certaines peuvent tourner avec le soleil. Oui, enfin… Sans faire trois tour sur elles-mêmes. C’est pas un manège forain, non plus !

 

domespace

 

Pi les yourtes bien sûr, qui facilitent le nomadisme intestinal. Ici, un modèle assez traditionnel, mais nous avons aussi la version contemporaine :

 

dormir_dans_une_yourte_a_2_000m_d_altitude1_diapo_horizontal

 

Yourte_Interieur_T

 

Yourte contemporaine

 

Ou burlesque :

FL-00848-C~Chapiteau-de-cirque-illustration-Affiches

 

 

 

Une cuisine ronde, jolie. Le seul exemple vraiment convaincant que j’ai trouvé. Cet intérieur aussi, qui est sympa, mais je ne sais pas d’où il sort.

 

Cuisine ronde

 

glenellynlrt1

 

 

Un loft dans un château d’eau. M’a l’air bien crevant comme appart. T’habites à quel étage ? Oh, ben du rez de chaussé au 8ème.

 

loft-dans-un-chateau-d-eau-1

 

Celle là avait l’air sympa et réelle, mais je n’ai rien trouvé dessus. Que cette photo :

 

maison-ronde_medium

 

Une rotonde ferroviaire. Bien de la place pour jouer au train :

 

rotonde SNCF

 

Ça. Tiens ? C’est plutôt moche (Photo, Jean-Pierre Lebrun)

 

maison_ronde_val-david jean pierre lebrun

 

 

Et les Maison en terre de Fujian (Chine) qui ne sont pas toutes rondes.

 

maisons-en-terre-de-fujian_1220011136

 

Maison en terre Fujian Chine

 

maisons-en-terre-de-fujian (intérieur)

 

Enfin, un habitat traditionnel (et communautaire) yanomami, des indiens d’Amazonie :

 

yanomami

 

 Une maison d’architecte dans la région de Bordeaux (France). Pas totalement convaincante par l’impression qu’elle laisse que la réflexion n’est pas aboutie. Pi les galets, là, ça fait un peu lourdaud non ? Plus de photos en suivant le lien.

Maison d'architecte Bordeaux 1

Maison d'architecte Bordeaux 2

Maison d'architecte Bordeaux 3

Si vous trouvez de jolies photos de la cité de Minas Tirith, je prends. La « vraie ». Pas la maquette, pas celle en lego, à la rigueur la reconstitution 3D mais si possible celle du film. D’ailleurs et puisque je vous sens bien disposés, je prends également tout autre document qui vous semblerait à sa place dans cet article sur l’architecture ronde.

 

 

chalet rond avril 2008 in situ avec texture.jpg

 

 

 

Proposer d’habiter dans du rond plutôt que du carré expose à des remarques dubitatives, dont la première est en générale : « Oui, mais pour les meubles, ça doit pas être pratique ! ? » Mais bien sûr. Sauf que les tables rondes (ou ovales) ne sont pas d’une bouleversante nouveauté et qu’en observant bien la disposition à laquelle tendent la plupart de nos canapés dans nos séjours, on est pas loin du demi-cercle, devant la télévision. Reste que l’architecture ronde dérange après des décennies d’angle droit. Nous n’avons plus dans l’œil les amphithéâtres romains, les cirques, les tours médiévales, les moulins à vent et nous n’avons plus de longue date habité une yourte, un igloo une grotte, une hutte ni un tepee. D’ailleurs peut-être reste-il au fond cette idée qu’habiter en rond, c’est primitif. Perso, je crois plutôt que c’est convivial. En rond autour du foyer, de la table, du home cinéma, du piano, de la scène, ça me va.

 

J’ai longtemps dessiné mes maisons idéales carrées. Puis un jour, le rond s’est imposé, comme un défi. Les premières versions du chalet rond n’avaient rien d’un chalet puisque je l’imaginais volontiers en béton, façon silo, station d’épuration. Puis la taupinière de Bilboo le hobit est passée là-dessus, ainsi que la cuisine de Mme Wesley dans Harry Potter et l’idée du bois s’est imposée. D’où le « chalet ».

 

Le chalet rond est donc entièrement en bois (renouvelable) et en acier, (recyclable). Il est couvert d’un toit végétalisé sur lequel passer des nuits à la belle étoile dans l’herbe. Ce toit comporte un grand hublot sous lequel on peut faire la sieste dans un hamac et regarder passer les nuages ou tomber la pluie, mais au sec et au chaud. Deux chambres comportent un cabinet de toilette et la troisième une salle de bain avec baignoire. Les murs intérieurs sont épais d’une trentaine de centimètres mais sont en fait des placards, des vitrines, des étagères, des bibliothèques. Les chambres sont bien sûr couvertes, ce qui permet de disposer d’une mezzanine sur la moitié de la circonférence du chalet (Lieu d’expo, bibliothèque, dortoir provisoire…) L’espace central est complètement dégagé et s’ouvre largement sur l’extérieur l’été ainsi que sur la charpente du toit et sur le hublot. La transition entre dedans et dehors doit être la moins nette possible, du moins aux beaux jours. En hiver l’activité se recentre sur la cuisine, espace contenant dont les contours sont marqués – et autour de la cheminée.

 

 

 

 

Chalet rond avec chiffres pour la visite.jpg

 

 

 

 

1 – Le bois lamellé-collé, vous connaissez ? C’est cette technique d’assemblage de petites planches de bois qui permet de réaliser ces très grandes poutres qui supportent les toits des piscines, gymnases, salle des fêtes et Jardiland. Le lamellé-collé permet de réaliser des poutres courbes et je me suis dit qu’en l’utilisant non pas pour des poutres (dont les plus grandes surfaces sont verticales) mais pour le plancher du chalet rond, donc à l’horizontale, on devrait à l’arrivée avoir (un peu) l’impression que ce plancher a été taillé dans un tronc d’arbre dont on verrait les anneaux de croissance. Cette même utilisation du lamellé-collé sert pour les plans de travail de la cuisine et pour le « bar » (3)

 

2 – La table ronde de la cuisine ronde a plusieurs particularités (qui ne se voient pas à l’image). Sa hauteur est variable. En position basse on y mange, en position haute (30 cm de plus) on peut y cuisiner sans se niquer le dos. En positon très haute, elle permet de changer les ampoules au plafond, non, je déconne. Je voyais assez bien un pied constitué d’un tronc et de branches assez fines à leurs extrémités, supportant un plateau de verre. La forme générale pourrait être celle des acacias africains ou d’un pin parasol. Au centre, un plateau tournant comme dans la scène d’ouverture d’Indiana Jones et le temple maudit. Dans le plateau également, des prises de courant parce que j’en ai marre de me prendre les pieds dans le fil de l’appareil à raclette.

3 – Cuisine « américaine » donc, puisque il y a un « bar » pour les petits déj vite fait et les boissons-petits fours les soirs de festivités.

 

4 – L’escalier principal, qui dessert le sous-sol, le rez-de-chaussée et la mezzanine. C’est un escalier en colimaçon dont le centre est occupé par un ascenseur, carré lui, parce que c’est plus simple.

 

5 – J’ai renoncé aux lits franchement ronds. C’est très très encombrant un lit rond. Faites le dessin ; si vous voulez disposer d’une surface de couchage pour deux personnes dormant classiquement l’un parallèle à l’autre (mais bon, avant, vous faites ce que vous voulez) faut un cercle gigantesque. Pi je te parle même pas des draps, couettes et tout le fourbi. Donc non. J’ai retenu une literie tout à fait classique, en 160×200 mais prise dans un bois de lit ovale et nettement surélevé pour dégager du rangement dessous. J’ai testé cette formule sur notre lit actuel qui doit être à environ un mètre du sol : trop pratique pour mettre du bordel dessous !

 

6 – Un des deux cabinets de toilette, attenant à une chambre, avec WC pour Mélanie, douche, lavabo. De l’autre coté de la cloison : le même. En revanche, dans la grande chambre (8) en plus de tout ça, il y a une baignoire. Il y a également des toilettes dans l’entrée (9) mais qu’on ne voit pas très bien. Si y’a besoin d’un gros plan, y’a qu’à qu’à demander.

 

7 – Un poêle-cheminée, qui fonctionnerait dans l’idéal soit comme une cheminée à feu ouvert soit comme un poêle de masse. Surtout pour l’agrément puisqu’il apparaît que dans une maison passive (super isolée + VMC) il n’y a quasi pas besoin de chauffage. Tu tousses et hop la température monte de trois degrés.

 

8 – Barrez-vous, c’est MA chambre. Elle dispose comme les autres d’un lit presque rond, d’un espace bureau, d’une fenêtre et d’une porte donnant sur l’extérieur, plus la fameuse salle de bain.

 

9 – L’entrée, avec après les toilettes à droite un grand placard penderie. La modélisation 3D du chalet rond a été réalisée avec « SketchUp » un programme gratuit de Google. Bon, faut un peu de patience, mais on y arrive. C’est beaucoup plus simple avec Wings3D (gratuit lui aussi) mais dans Wings, pour ajouter des textures ou des couleurs aux matériaux, c’est la croix et la bannière, alors que dans Sketchup, hop, ça va tout seul. La visite est terminée. N’oubliez pas le guide.

 

On pourra également lire avec profit : « C’est la hutte finale I » et une version mise à jour (21/07/09) de ces mêmes articles sur mon autre blog.

 Ajout du 22 janvier 2010 sur une suggestion de E=Mc2 : les Arènes du Campo Pequeno à Lisbonne.

 

  

 

Et tiens : un auquel je viens de repenser, même s’il n’est pas tout à fait rond : Fort Boyard !

 

Rédigé par jimidi

8 mai 2009 à 15:54

Publié dans Maisons rondes

C’est la hutte finale

avec 6 commentaires

Maison en terre Fujian Chine

 

 

 

Pour avoir regardé des centaines (des milliers ?) de documents, j’en arrive à la conviction que l’architecture ronde n’est ni d’une époque, ni d’un endroit, ni d’un usage particulier. Bien sûr, elle signe certains habitats nomades traditionnel (tepees indiens, yourtes mongoles) ou éphémères (huttes), mais elle est également sédentaire (case), villageoise ou franchement urbaine (arènes et amphithéâtres). Partout, de tout temps, on trouve du rond et du carré, pour s’en tenir à ses deux termes imprécis puisqu’il vaudrait mieux parler cône, cylindre, anneau, sphères etc. ces volumes pouvant de plus être tronqués ou associés avec d’autres. On trouve donc des exemples d’architecture ronde très anciens et d’autres très modernes (tour Jean Nouvel à Barcelone, Brasilia) très ruraux ou très urbains, à usage individuels ou collectifs, d’habitation ou de travail (moulins, rotondes ferroviaires), civils ou militaires (tours des châteaux forts) sans parler des châteaux d’eau et des phares. Partout l’architecture joue avec les formes et ne s’en interdit aucune, prenant un malin plaisir à les mélanger.

 

Les recherches menées sur les architectes connus disent la même chose. Frank Lloyd Wright signe le musée Guggenheim de New York – on fait difficilement plus rond – mais le même signe également cette maison très connue et très rectangulaire, installée sur une cacade. Jean Nouvel, déjà cité pour son suppositoire de Barcelone, signe l’incroyable coupole du Louvre d’Abu d’Abi mais également la future « Tour Signal » de la défense, archi carrée. Le plus ancien et tout à fait mort Le Corbusier signe hélas avec ses cités radieuses ce qui préfigurera l’enfer de béton de nos banlieues mais également la très sculpturale église de Ronchamp.

 

C’est donc sans doute dans ce qu’elle nous dit et que nous entendons que l’architecture ronde est la plus claire. Avant même de porter l’idée de convivialité, de rassemblement autour d’un point centrale (ou frontal) le rond est défensif et protecteur. Poussé à l’extrême, le rond se fait sphère, ne laissant filtrer ni grand-chose ni grand monde de l’extérieur, à peine la lumière. On trouve des maisons qui croyant suivre le chemin du retour à la nature s’engage sur celui du retour à la matrice. On les voit s’enfouir, rejoindre les entrailles de la Terre. Grâce à la trilogie du Seigneur des anneaux, nous avons tous encore dans l’œil les taupinières sophistiquées des « hobbits holes » dont on ne saurait dire si elles ont été creusées ou recouvertes de terre. On se souviendra également, dans le même film de la fantastique cité de Menas Therit (la blanche, avec l’éperon rocheux) dont l’architecture à la fois concentrique et étagée indique la forte valeur défensive, ce que renforce la fusion avec le rocher dont elle parait ne pas complètement se dégager.

 

Dans une architecture ou le rond et le carré cohabitent, l’ombre et la lumière font également bon ménage, de même que l’ouverture sur l’extérieur ou le replis sur soi, les surfaces et les volumes jouant la dedans des rôles complémentaires. Nos maisons sont au fil de la journée et des saisons des espaces sociaux mais privés, calmes ou agités, des lieux d’activité individuelles et collectives. Quand tout va bien.

 

Car ce qu’affirment avec force certaines maisons contemporaines, c’est leur rupture avec le modèle économique, social et culturel symbolisé par les clapiers de nos usines à (mal) vivre. Mais pour apparaître plus radicaux, les messages s’y superposent, aussi sûrement que leurs couches d’isolation et virent à un « tout est dans tout » un peu opaque. Parce qu’en somme, je ne vois pas pourquoi une maison passive, à consommation énergétique faible, voire négative, obligerait ses habitant à chier dans de la sciure. Je ne vois pas pourquoi la technologie s’opposerait à l’économie. Après tout, on doit difficilement faire mieux en matière de recyclage qu’une station spatiale, ok, une fois oubliée la consommation de carburant du lanceur aux 100 km. Donc perso, je veux bien retourner sous terre, ou dans les arbres, ou suivre la course du soleil sans bouger de mon lit rond, récupérer mon eau de pluie, trier mes déchets, tout ce qu’on veut, mais avec le Wifi quand même.

 

Ma radicalité est ailleurs. Pour concevoir le chalet rond je me suis farci la consultation des milliers (des millions ?) de documents dont je parlais, pour constater que le « rond » c’était un état d’esprit. On voudrait un environnement complètement monochromatique – disons blanc – ça ne poserait pas de problème. On en voudrait un dans lequel l’angle droit serait une règle absolue, non plus. La surprise, c’est qu’un environnement domestique exclusivement rond se conçoit assez facilement. On s’aperçoit à cette occasion que le rond, on l’a déjà dans l’œil sans le savoir, on le pratique déjà dans le cercle familial, devant la télé ou la cheminée, à table, où, assis sur nos tabourets, nous mangeons à la cuillère une part de charlotte dans nos assiettes rondes.

 

Pour finir (provisoirement – il me semble que j’oublie des trucs) et grâce à Cat, je vous mets une photo de la maison la plus isolée qu’il m’ait été donné de voir.

 

PPS 2 (maison très isolée)

 

Rédigé par jimidi

8 mai 2009 à 09:58

Publié dans Maisons rondes

Roger Dean

avec 3 commentaires

roger-dean-1

roger-dean-2

 

 

Non, je ne sais plus comment je suis tombé sur le site de Roger Dean. Je me souviens être arrivé par la section « Architecture », ça c’est sûr, mais l’étape d’avant ? On s’en fout. Enfin… Surtout vous, parce que moi, j’aime bien garder une trace des embranchements. Ça me permet de remonter l’arborescence et comme disent les sapins, de changer d’aiguillage. Et comme j’ai effacé l’historique… Bon, tant pis. La photo vous aura indiqué qu’on est bien sûr dans la rubrique « maisons ronde ».

 

Sans être hyper originale, celle de Roger Dean m’apparaît comme particulièrement bien finie, bien pensée. Il n’a pas mis en ligne de vues extérieures et les rares que j’ai trouvées ne sont ni assez intéressantes ni assez grandes pour être affichées ici.

 

Rédigé par jimidi

6 mai 2009 à 20:52

Publié dans Maisons rondes